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En Guise de Préambule.... le mot du Président

Le Président du Festival

Augustin Senghor
Président du Festival

La deuxième édition du GORÉE DIASPORA FESTIVAL a vécu du 09 au 12 novembre 2006.
Au moment où la communauté internationale fêtait l’année Senghor pour marquer d’une pierre blanche le centenaire du président– poète, Gorée, l’île mémoire ne pouvait se tenir à l’écart des festivités.
L’apôtre de la civilisation de l’universel a réussi par la porosité de sa poésie et de son action à la tête d’une nation à réconcilier les cœurs, lesquels rythment à l’unisson depuis le début de l’année sur les notes d’un hommage grandiose et solennel réservé à un fils de l’Afrique dont la poésie était au cœur de l’universel.
Ce serait trahir la mémoire et l’esprit du poète si l’île mémoire qui a meublé une partie de la poésie du président poète n’avait pas décidé de jouer sa partition dans ce chœur d’hommage.

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Cette deuxième édition du Goree Diaspora Festival a connu un franc succès. Conférences, expositions, carnaval, fanal, ballade des masques, ballets traditionnels et modernes, jazz, rap, blues, reggae, musiques des îles, danse zoulou, randonnée maritime, régates, artisanat, autant de variétés artistiques et culturelles présentées au cours du Festival. Ce pari, assuré par toute l’équipe du festival, et leurs partenaires, a été gagné en dépit de la réduction du nombre de jours du festival. Les innovations majeures au cours de cette 2ième édition a été le Village du Festival, l’introduction de la lutte traditionnelle et le Canoë kayak.
Au total, prés de 16 manifestations publiques ont été réalisées. Ces manifestations culturelles ont réuni prés de 6000 spectateurs et participants de d’horizons divers. Sept pays ont été représentés notamment :

Le concours matériel et financier des autorités nationales et des sponsors, la forte adhésion populaire, une mobilisation et une gestion optimale des ressources, un bon plan de communication, l’onction des Organismes internationaux et des parrains, la densité et la richesse du programme mais surtout la justesse de la thématique retenue ayant permis une forte représentation de toutes les composantes de la DIASPORA auront été les clés de réussite de cette deuxième édition.

Le GDF poursuit son bonhomme de chemin ; de manière plus structurée et plus ambitieuse.
Nous sommes à notre troisième édition prévue du 15 au 18 novembre 2007.
Cette 3ième Edition sera marquée par un hommage au Cinéma africain avec les rencontres cinématographiques « Exils et mémoires » ; elle sera aussi après deux ans d’âpres efforts le moment de réunir les frères et sœurs de la diaspora autour de colloque international sur « la Traite Négrière coloniale, océans atlantique et indien, regards croisés : Europe, Afrique et Amériques ».
Concerts, plateau culturel, village du festival, exposition d’œuvres d’art, randonnée maritime et autres festivités culturelles rythmeront la vie goréenne du 15 au 18 novembre 2007 avec nos frères et sœurs du Bénin, du Burkina, du Maroc, de l’Afrique du Sud, des Etats-Unis, de la Guadeloupe, de la Martinique, de la France, d’Angleterre, d’Israël et du Brésil.

Vivement la troisième édition !

Me Augustin SENGHOR
Maire de Gorée
Président du Gorée Diaspora Festival

Gorée Diaspora Festival Concert Culturel des Nations

« Ouvrir la Porte du Retour », ce slogan a trouvé tout son sens sur l’île mémoire de Gorée, dans le cadre de la seconde édition du Gorée Diaspora Festival, du 9 au 12 novembre 2006.
Celle-ci a été l’occasion de vérifier l’engagement des autorités municipales de concilier l’identité de Gorée - terre souvenir de la déportation des Africains - et sa vocation de fédérer les énergies et les compétences des citoyens, des autorités, de la diaspora et des partenaires au profit de la sauvegarde de l’île et de son développement durable.
Au-delà des manifestations diversifiées, des découvertes artistiques intéressantes et du dispositif d’organisation amélioré, il faut saluer l’impact que le festival trouve auprès de la Diaspora et qui permet d’augurer que bientôt sera atteint l’objectif de créer une association pour pérenniser l’événement et inscrire Gorée sur l’agenda des sites majeurs de festival du monde.

La commémoration de l’année Senghor a été bien comprise par les organisateurs du Gorée Diaspora Festival qui ont dédié cette deuxième édition au promoteur de la civilisation de l’universel et axé le volet scientifique sur une projection de film et une conférence autour du triptyque :
Traite Négrière-Négritude-Civilisation de l’universel.

Personne ne pouvait être mieux trouvé pour consacrer la place de Gorée dans la dynamique du dialogue culturel et du rapprochement des peuples.
Car il faut atteindre au triple objectif du festival de permettre aux peuples de la Diaspora de retrouver l’identité perdue sur ce bout de terre souvenir, de leur faire participer à la sauvegarde de la mémoire et d’orienter le devenir de Gorée d’un statut de terre d’esclave vers celle d’un carrefour de dialogue interculturel.

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Il aura suffit pour cela de découvrir sur le même plateau officiel du Festival le chœur retentissant de la chorale Saint-Charles Borromée de Gorée, la rythmique tout à la fois vigoureuse et chaloupée de l’orchestre de ballet « Tanbou Bô Kannal » venu de la Martinique, la mélodie enivrante de la troupe Gnaoua d’Essaouira au Maroc, l’élan athlétique et la gestuelle acrobatique des joueurs de Capoeira du Brésil et de l’île de Gorée réunis à l’occasion.

La belle Signare

Que dire aussi de la grâce majestueuse des Signares appréciant la chorégraphie tout en déhanchement des danseuses de Goumbé et de Ndawrabine, accompagnés par le rythme cadencé et endiablé des Assiko, et du tambour major Doudou Ndiaye Rose et son orchestre, réminiscences des rites du candomblé et du vaudou.

Sur un autre registre on a pu apprécier l’identification des racines culturelles entre l’Afrique et le reste du monde avec l’exposition intitulé « Regards croisés » à partir de travaux de photographies, de dessins, de lettres, de vidéos, de jouets d’instruments musicaux et autres objets d’art réalisés par des enfants.
Cette exposition évoque la vision convergente du Brésil, des Caraïbes et de l’Afrique de cheminer vers la connaissance réciproque pour tendre à l’universel.

Gorée Diaspora Festival c’est également le Village du Festival, innovation de l’édition 2006, niché sur la place centrale de l’île il a permis à des institutions, des prestataires de services et autres galeries artisanales et commerciales de faire leur promotion et d’offrir le temps du Festival une autre image et qualité d’eux-mêmes.
L’arbre à logorrhée en cours de réalisation C’est sur ce même cadre de la place centrale que s’est érigé l’arbre à logorrhée, nouveau monument du patrimoine artistique de Gorée qui se présente sous la forme d’un baobab sculpté en ossature métallique composée d’une mosaïque : bois, terre cuite, coquillages, cordages, fils métallique, objets de récupération etc...
Cet œuvre, résultat d’une synergie entre artistes Goréens et Français imprégnés de la notion de la civilisation de l’universel, magnifie la complémentarité des différences chère au poète Senghor.

Gorée Diaspora Festival c’est enfin la volonté d’une communauté qui a décidé de se prendre en charge pour son auto-développement local, en se fondant d’abord sur ses valeurs propres, en se tournant aussi vers la coopération décentralisée et en misant sur l’impact d’un tourisme culturel.
On aura pu apprécier l’adhésion des acteurs socio-économiques de l’île.
Commerçants, restaurateurs, aubergistes, artisans, mouvement associatif ont tous travaillé, contribué et profité de la réussite de cette seconde édition.
Il faut aussi saluer l’engagement des partenaires de la coopération pour la sauvegarde et le développement de Gorée.

Ainsi de la solidarité du Qatar décidé à participer à la lutte contre l’érosion marine de l’île, ainsi du Comité de jumelage de la Ville de Drancy en France qui va appuyer les initiatives de la Commune de Gorée dans les domaines variés de l’environnement, de l’encadrement et de la formation des enfants et des jeunes, ainsi de la volonté de divers organismes et institutions de la Martinique de collaborer avec Gorée pour créer une Association Internationale de Sauvegarde de l’île.
Enfin la diversité de la programmation artistique et culturelle (expositions, ballets, chorégraphies, théâtre, concerts, projections…) constitue un facteur de promotion qui favorise l’attrait du tourisme à Gorée, en même temps qu’elle stipule la créativité et l’innovation chez les acteurs.

L’île, à travers le « Gorée Diaspora Festival » a rendu un hommage appuyé du 09 au 12 novembre 2006 à l’homme multidimensionnel pour qui la culture était et reste au cœur du développement.

Cette deuxième édition du Gorée Diaspora Festival a été un bonheur de voir les filles et fils de Gorée célébrer, ensemble et dans l’harmonie des cœurs durant quatre jours Léopold Sédar Senghor en culture.
L’enfant de Joal, terre natale du poète, aimait les arts, par là toutes les disciplines artistiques.
C’est pour cette raison que l’île s’est laissée emporter à l’unisson par les sonorités de tous les arts durant ce grand événement aux relents culturel, social et économique.
Danses, musiques, arts plastiques, conférences, carnaval, fanal, spectacle en sons et lumières ont illuminé l’esprit des festivaliers pour faire de l’île un espace d’accueil, de rencontre , de dialogue et de partage pour « nous enrichir de nos différences et converger vers l’universel » pour paraphraser le poète Léopold Sédar Senghor.

La 2ième Edition du Gorée Diaspora festival a imprimé ainsi les grandes lignes de son programme culturel à travers un chœur artistique dont les multiples beautés et facettes ont contribué à faire taire la souffrance des fils de l’île et de la Diaspora.
Léopold Sédar Senghor a été ainsi au centre de nos préoccupations artistiques et dans l’esprit des festivaliers afin que son œuvre poétique apaise la souffrance des âmes martyrs.

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Au total cette seconde édition du Gorée Diaspora Festival a consolidé les fondements de sa pérennité.
Elle a permis de convaincre, s’il en est besoin, les populations insulaires, les autorités, les partenaires et autres participants que chacun a sa place dans cette œuvre commune.
Car, le Président du Comité d’Organisation, Maître Augustin Senghor, l’a bien dit que «cette manifestation a été pensée pour grandir, durer et se perpétuer en tant que rendez-vous majeur de la Diaspora Noire avec sa terre d’origine et en tant que concert culturel des nations du monde».

Nos remerciements aux partenaires de la 2ème Edition du
Goree Diaspora Festival Partenaires :

Les Institutions

Les Sponsors

Nos hôtes de Marques le Comité d'Organisation