Archive: L'édition 2005 du Gorée Diaspora Festival

En Guise de Préambule.... le mot du Président

Le Président du Festival

Le Maire de Gorée à la cérémonie d’ouverture du Festival

La première édition GORÉE DIASPORA FESTIVAL a vécu du 15 au 20 novembre 2005.
L'on peut, sans verser dans l'autosatisfaction béate, soutenir que pour un coup d'essai, les organisateurs ont réussi un coup de maîtres,la Communauté Goréenne étant à introniser aux premières loges de ce succès qui a fait écho au delà des frontières du SENEGAL.
Le concours matériel et financier des autorités nationales et des sponsors, la forte adhésion populaire, une mobilisation et une gestion optimale des ressources, un bon plan de communication, l’onction des Organismes internationaux et des parrains, la densité et la richesse du programme mais surtout la justesse de la thématique retenue ayant permis une forte représentation de toutes les composantes de la DIASPORA auront été les clés de cette première réussie.

Cela dit, la raison commande de ne point s'enflammer puisque l'œuvre de pérennisation du GDF n'en sera que plus ardue.
C'est à l'aune de la capitalisation des acquis et d'un diagnostic sans complaisance des impairs (qui n'ont pas manqué) de l'édition 2005 que l'on pourra faire du GDF un modèle de festival de référence pour l'avenir.

L'avenir du GDF, c’est déjà la deuxième édition en 2006 et nous y sommes !
Quelles dates? Quel thème? Quel budget ?...
L'année SENGHOR célébrée cette année pourrait être aussi bien un vivier de réflexion immense (par exemple axée sur la trilogie: traite négrière -négritude- civilisation universelle) qu'un puissant créneau d'appel de fonds auprès des bailleurs potentiels.
Au plan symbolique également, l'île de GORÉE ne saurait être en reste pour ce qui est de la commémoration de l'œuvre de Léopold Sédar Senghor qui, comme Aimé CESAIRE, a contribué à l'émergence d'une conscience noire libérée et "universalisante".
Ceci vise à lancer le forum pour démarrer les travaux de la deuxième édition du GDF.

Me Augustin SENGHOR
Maire de Gorée
Président du Gorée Diaspora Festival

La première édition du Gorée Diaspora Festival a mis la barre très haut, notamment en étendant le festival sur six jours mais aussi en faisant le choix d’une programmation exigeante et diversifiée :
Conférences, expositions, carnaval, fanal, ballade des masques, ballets traditionnels et modernes, jazz, rap, blues, reggae, musiques des îles, danse zoulou, randonnée pédestre, natation, régates, artisanat, autant de variétés artistiques et culturelles présentées au cours du Festival.
Ce pari, assuré par toute l’équipe du festival, et leurs partenaires, a été gagné.
Au total, prés de 16 manifestations publiques ont été réalisées. Ces manifestations culturelles ont réuni prés de 6000 spectateurs

La délégation gouvernementale

La délégation gouvernementale à l’ouverture du Festival

Cérémonie de lancement et carnaval du souvenir

La Cérémonie de lancement du Festival a été l’occasion pour le Comité d’Organisation d’exposer la vision et la vocation du festival face à un public venu de la Martinique, des Antilles, de l’Afrique du Sud, du Brésil, de la Gambie, de la France, des Etats-Unis et bien entendu du Sénégal et sa diaspora.

Au cours de la cérémonie de lancement, le Président du Goree Diaspora Festival, Me Augustin Senghor a rappelé quelques objectifs principaux du festival notamment la nécessité d’impliquer la diaspora dans la sauvegarde de l’île de Gorée, classée Patrimoine Mondial de l’Humanité.
Il s’agit aussi, « de faire de Gorée un carrefour de rencontre des peuples, un lieu de promotion de la diversité culturelle ».

Les autorités gouvernementales représentées par le Ministre de l’Information, Le Ministre Haut Commissaire des Droits de l’Homme et le Secrétaire Général de la Présidence ont salué l’initiative à sa juste valeur.
Pour le représentant du gouvernement du Sénégal, le Gorée Diaspora Festival « permet à la Diaspora de se ressourcer et de tisser des liens entre les Africains».
Il a aussi magnifié ce genre de rencontre culturelle source d’enrichissement et de renforcement de la coopération entre les peuples.
La cérémonie d’ouverture a été l’occasion pour le représentant du gouvernement du Sénégal de lancer un appel aux acteurs culturels de faire la sensibilisation pour une large ratification de la convention de l’Unesco pour la diversité culturelle.
Pour leur part, les représentants de la Diaspora se sont appropriés du concept du festival en se positionnant très tôt comme « les artisans de ce 1er festival ».

Troupe Goumbé de Yoff

Troupe Goumbé de Yoff

Troupe Afrique du Sud

Troupe Afrique du Sud

Troupe Djambo de Casamance

Troupe Djambo de Casamance

Par ailleurs, la cérémonie de lancement du festival a été fortement marquée par le carnaval vestimentaire et musical de Gorée.
Le carnaval a été l’occasion de véhiculer un pan de la culture de Gorée, du Sénégal voire de l’Afrique avec la participation d’une troupe Sud-Africaine revisitant le ‘’Kwança dance’’, une danse pratiquée chez les zoulous pour remercier les ancêtres mais aussi la Capoeira qui démontre les ressemblances culturelles entre l’Afrique et la diaspora noire des Amériques.

Le carnaval s’est produit dans une dynamique de participation à l’émancipation et au développement des populations.
En effet, toutes les chorégraphies présentées ont été pour la plupart l’œuvre des populations de Gorée avec l’appui de professionnels du spectacle.
Les différentes troupes de danses traditionnelles, de représentations des modes traditionnels d’habillement africain ont su célébrer la création sous toutes ses formes mais aussi promouvoir leur art comme patrimoine vivant, un outil important en faveur du développement et de la reconnaissance du continent Africain.

Qu’ils soient traditionnels ou contemporains, les artistes et les publics, à travers les chants, les tambours, les tenues traditionnelles, les danses sacrées ont pu démontrer la vitalité d’une facette du Patrimoine Culturel Africain. Aussi, devant un public cosmopolite qui rêve d’une Afrique unie, à travers la diversité des spectacles présentés à la cérémonie de lancement du Gorée Diaspora, a permis d’intégrer la différence, la diversité, la complémentarité source de compréhension, de tolérance et de paix entre les peuples.

Conférence

« De la traite négrière à l’émergence d’une diaspora noire dans le monde » ; c’est le thème de la première édition du Gorée Diaspora Festival. La conférence qui constituait le volet scientifique a été un moment fort du festival. Elle a été marquée par des communications développées par d’éminents professeurs d’Universités Africaines, des Etats-Unis et d’éminentes personnalités de la société civile.
Il s’agit de:

Cette conférence avait un double objectifs : d’une part de «ressusciter l’histoire de l’esclavage sous différents aspects, afin de léguer cet héritage culturel aux générations futures» et d’autre part de discuter sur le projet de mise en place de la Fondation Gorée Diaspora.

Abordant le thème «de la complexité du terme esclave, perspectives pour une nouvelle humanité», Bouba Diop rappelle, à la suite de Yves VERBEEK, qu’il existe des mots qu’un usage excessif édulcore et vide peu à peu de toute signification réelle.
C’est le cas «d’esclavage» et «d’esclave».
Car «il y a désormais des esclaves de tout : du travail, des horaires ou des transports en commun, de la télévision ou du tiercé, de la mode, du snobisme, de l’alcool ou de la drogue, sans parler des parents esclaves de leurs enfants, des amants, esclaves de leur passion…»
Et c’est pour montrer par ces exemples que «l’idée de privation» est partout présente dans le mot esclave que Bouba Diop, du département des langues et civilisation anciennes à l’Ucad, partage avec son assistance ses nombreuses recherches sur la question, aux côtés du Pr. feu Mbaye Guèye, dans les années 70.
En effet, la définition de l’esclave au sens strict du terme renvoie à «un individu privé de liberté, soustrait aux lois et soumis à l’arbitraire d’un tiers qui peut en disposer à sa guise».

Personnalités

Des participants à la conférence

Après avoir pénétré le sens que revêt l’esclavage dans l’univers judaïque, gréco-latin et des traditions africaines, le conférencier ramène son exposé à l’environnement Wolof, pour faire remarquer que le terme wolof «jaam» signifie à la fois esclave, cousin, serviteur au sens noble du mot.
Car «dans certaines traditions sénégalaises qui privilégient le matrilignage, les enfants d’une sœur et ceux de son frère sont liés par des rapports de cousinage qui s’expriment par les termes jaam et «sang».
Raison pour laquelle le conférencier s’interroge sur «comment expliquer que le terme jaam qui, dans l’univers familial, n’avait rien de péjoratif, ait pu par la suite désigner une des pires conditions humaines, l’esclavage».

Et la réponse à cette préoccupation a été trouvée, d’après Bouba Diop, dans La société wolof, du sociologue Abdoulaye Bara Diop. Une théorie à travers laquelle l’auteur démontre que le cousin patrilatéral est l’inférieur.
«Il est le jaam.»
De plus, dans la langue wolof, on distingue bien «jaam waan» (esclave de cuisine) et « jaam lenge » (esclave parent).
D’où la conclusion tirée par Bouba Diop pour qui, les désaliénations ne seront possibles que le jour où l’être humain sera en paix avec lui-même et avec la nature :
«On peut penser qu’il y a eu dans l’histoire de l’humanisation, voire de l’humanité, passage d’échanges de services aux plans vertical et/ou horizontal à une solidarité hiérarchique, voire à une servitude plus ou moins brutale, plus ou moins raffinée.»

Abordant dans sa communication, le thème de la «violence et résistance des femmes esclaves dans la diaspora», Dr Pierrette Herzbergeer-Fofana, de l’Université Erlangen Nuremberg en Allemagne, affirme que «l’esclavage et la déportation des millions d’hommes et femmes du continent africain constituent un crime contre l’humanité».
Selon cette universitaire, le système esclavagiste, malgré toutes ses violences physiques et morales, n’a pas réussi à anéantir le désir de liberté ancré chez tout être humain.
«L’esprit de résistance a de tout temps animé les captifs qui ont essayé par divers moyens de s’opposer à la vie ancillaire que les négriers leur réservaient», déclare Henriette Fofana pour qui «les femmes esclaves ont contourné cette oppression par un semblant de soumission mais surtout en élaborant des stratégie de survie».
Et c’est pour «briser le silence» qu’il convient d’évoquer le souvenir de ces femmes.
Ainsi, rappelle-t-elle, les souvenirs de Machbuba, cette Nubienne de 12 ans, achetée par le Comte Hermann Muskau pour assouvir ses instincts sexuels ; Marie-Joseph Angélique, Granny Nanny, Catherine Flon et tant d’autres qui ont opposé une résistance farouche à leurs bourreaux.
Car de l’avis de Pierrette H. Fofana, «toutes ces résistances ensevelies dans les nimbes de la mémoire sont des symboles de refus de l’asservissement des peuples noirs d’Afrique et de la diaspora».
Et il convient, selon Dr Fofana, de ressusciter ces personnages féminins du passé et de léguer ainsi une part de notre héritage culturel.
Voilà pourquoi elle a déclaré fortement avec instance :
«Ces femmes méritent qu’on les sorte de l’anonymat, car elles incarnent des figures historiques qui nous plongent au cœur de la plus grande tragédie humaine.»

Par ailleurs, il est important de noter que le discours d’ouverture a été prononcé par le Professeur Sheila Walker de l’Université de Texas.
Dans un style très interactif et attractif, elle a abordé le thème :
« Gorée, symbole des liens non rompus entre l’Afrique et la Diaspora ».
Mme Walker a mis en exergue les similitudes culturelles entre l’Afrique et la Diaspora mais aussi le rôle primordial de Gorée dans la construction de ponts solides de réconciliation, de paix, de tolérance et de compréhension entre les peuples.
Enfin, pour joindre la vision de la diaspora à celle de l’Afrique, le Professeur Sheila Walker a projeté le film Afrique dispersée : visages et voix de la diaspora devant un public constitué d’universitaires, de chercheurs, d’historiens, de leaders d’opinions, d’associations, de représentants de la diaspora, de représentations diplomatiques et des populations goréennes.

S.E Monsieur Murchison BROW

S.E Monsieur Murchison BROW,
Président de la Conférence Mondiale des Maires (CMM)

Trois autres communications portant sur « la représentation de l’esclavage au cinéma », «Africains, Germaniques et Acadiens à la rencontre de l’Amérique» et «Le tourisme à Gorée et les attentes des visiteurs de la diaspora», respectivement présentées par le Dr kenneth HARROW de Michigan State University, le Dr Ibrahima SECK de l’UCAD et la Doctorante Raina CROFF de l’Université de Yale New Haven, ont mis fin à la série de communications de la conférence du Gorée Diaspora Festival.

Les séances ont été présidées par le Général Mansour SECK, ancien Ambassadeur du Sénégal aux Etats-Unis et le Professeur Abdoulaye BATHILY de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Me Augustin, membre du CA de la CMM

Le Président de la Conférence Mondiale des Maires
remettant une distinction à Me Augustin,
membre du CA de la CMM

A la fin de la conférence, les participants et panélistes ont eu à faire de fortes recommandations.
Il s’agit :

Vernissage et expositions

La 1ère Edition du Gorée Diaspora Festival a accueilli une dizaine d’artistes peintre – plasticiens du Sénégal et de la Tchécoslovaquie.
Ces artistes ont tenu à participer au festival en produisant des œuvres sur le thème : « la Porte du Retour ».
Le vernissage de l’exposition s’est fait à la présence du Ministre de la Culture, du Ministre de l’Industrie et de l’Artisanat et de la Conseillère régionale de l’Unesco à Dakar.

Pour les artistes, l’objectif visé à travers les œuvres exposés, était de restaurer le passé sans tabou et avec courage source de vérité donc d’apaisement dans notre société.

Toutes les expositions se sont déroulées dans le nouveau Centre Socio collectif de Gorée, cadre entièrement rénové avec le concours de la Banque Mondiale, au niveau de la salle des fêtes de l’Hôtel de ville de Gorée et dans la salle de conférence du Gorée Institute.

Pour exprimer leur reconnaissance vis-à-vis des organisateurs du Goree Diaspora Festival, les artistes Tchèques et Sénégalais ont eu à faire don d’œuvres sur la thématique de la Porte du retour à la Commune de Gorée et ses populations.

A côté de l’exposition des œuvres d’art, il faut noter la présence des associations de femmes, des artisans au niveau du village artisanal rénové pour l’exposition de produits de batik, teintures, perles, tissus traditionnels, poteries, cartes postales anciennes, masques et autres objets d’arts de haute portée symbolique et de qualité professionnelle.

Enfin, la diversité d’exposants et d’artistes ayant participé à la première édition du Goree Diaspora Festival se sont engagés pleinement dans une démarche de vulgarisation d’une image juste de l’Afrique et de sa diaspora, devoir de vérité et d’humanité.

Plateau culturel de la réconciliation et du retour

Un des objectifs du Goree Diaspora Festival est « de faire de la musique et d’autres arts vivants, des éléments de rassemblement de sensibilités différentes autour de la nécessaire mobilisation des opinions nationale et internationale sur Gorée, île de recueillement, de pèlerinage, symbole de la réconciliation entre les peuples ».
C’est en ce sens que le plateau culturel de la réconciliation et du retour a été organisé.

La troupe Sud Africaine au GDF

La troupe Sud Africaine au GDF

A travers, le son, la parole, la danse et le rythme, des artistes d’horizons divers (Martinique, Sénégal, Bénin, Afrique du Sud, Jamaïque, France …) ont pu communiquer et communier avec un public multiculturel national et international pour le renforcement des liens de solidarité à partir de Gorée, île pétrie d’histoire et de dignité humaine.
Il s’agissait pour les organisateurs, à travers la musique et la danse de restaurer un passé commun pour espérer construire autrement les liens entre l’Afrique et sa diaspora dans la cohérence, la tolérance, la paix et la compréhension.

En effet, le magnifique concert qui a réussi l’étonnant challenge de réunir sur la même scène des musiques traditionnelles africaines, des musiques afro-américaines, et modernes ont permis de constater la communion liant les artistes et le public ressentie par tous comme un beau témoignage de fraternité.

L’Orchestre National du Sénégal

L’Orchestre National du Sénégal

Le Ballet Yeungouléne

Le Ballet Yeungouléne

A travers le Jazz, le Blues, les danses zoulou, les sonorités antillaises, sénégalaises et africaines, les artistes en parfaite cohésion avec un public cosmopolite ont exprimé leur engagement pour un monde plus solidaire entre les frères de la diaspora et les frères d’Europe, d’Afrique, d’Asie, des Amériques, des Antilles au-delà de l’ethnie de la race et de l’ethnie ou de la provenance géographique.
Les artistes ont ainsi fait un plaidoyer pour un dialogue des civilisations pour plus de compréhension, d’équité dans un monde dominé par la violence, l’intolérance, la xénophobie, le racisme et le terrorisme.

Caravane du retour

Prestation de la Caravane du retour

Hormis le melting-pot du côté des artistes, le plateau culturel a enregistré au sein du public les délégations du Conseil régional de Guadeloupe, de la municipalité de la ville de Drancy (France), des Etats-Unis, de l’UNESCO, de l’Afrique du Sud, du Maroc, de la Gambie et de représentants d’organismes internationaux.

Spectacles sons et lumières

Le spectacle sons et lumière tenu dans le nouveau espace socioculturel de la commune de Gorée, cadre entièrement rénové a été un moment fort du festival.
La chorale Julien Jouga, les professionnels du spectacle du Théâtre National Daniel Sorano, les poètes et les ballets de Gorée ont su présenté des récitals de poèmes, des chorégraphies, des rythmes et chants retraçant les événements tragiques de l’esclavage jusqu’à l’abolition.
A travers le visuel, le gestuel, la parole, les rythmes et les sons, les différents acteurs qui se sont succédés au cours du spectacle ont tenu à leur manière à rappeler au public et au monde les devoirs de mémoire et de vérité mais aussi de pardon et de réconciliation entre les peuples.

Ce spectacle a été aussi l’occasion de mettre en avant le devoir historique des dirigeants africains, des instances internationales et de la diaspora de l’impérieuse nécessité de travailler à la conservation du patrimoine physique de Gorée.
En effet, le spectacle s’est tenu dans le nouvel espace socioculturel de Gorée, un exemple de rénovation réussie contribuant ainsi grandement à la sauvegarde du patrimoine de Gorée.

Troupe Hal-pulaar de Gorée

Troupe Hal-pulaar de Gorée

Randonnée du patrimoine et activités nautiques

Excursion aux îles des Madeleines

Excursion aux îles des Madeleines

Conscient que la culture et le sport constituent des facteurs de cohésion et de rapprochement entre les peuples ; de même, ils constituent deux leviers importants dans le développement, l’image et la notoriété d’un peuple, le comité d’organisation de la première édition du Gorée Diaspora Festival a tenu à inclure dans le programme des activités nautiques et des randonnées du patrimoine.

Pour les activités nautiques, il s’agissait de la natation, de la démonstration de voile, des régates, de la démonstration de canoë kayak, et de pêche à la canne et à a la palangrotte.

De même, une randonnée pédestre du patrimoine sur l’Ile de Gorée et une randonnée maritime sur les îles des Madeleines ont été organisées.
La randonnée pédestre du patrimoine s’est faite en compagnie de toutes les délégations étrangères présentes au festival en compagnie des populations sénégalaises particulièrement la communauté goréenne.
Concrètement, il s’agissait à travers une visite guidée dans l’île de sensibiliser tous les participants au patrimoine goréen : en prenant connaissance de l’environnement et de l’histoire, en reconnaissant leur valeur et donc en ayant la volonté d’action pour leur sauvegarde.
De même, la randonnée maritime s’est faite à bord d’une chaloupe spéciale sur un parcours de 15km avec une centaine de personnes à bord, en compagnie d’artistes assurant une musique traditionnelle et les signares à bord, Il s’agissait là de sensibiliser les participants, l’opinion nationale et internationale sur l’érosion maritime qui menace les côtes de Gorée.
C’est par un tour de l’Ile de Gorée par chaloupe spéciale que les participants ont eu connaissance de l’état d’avance de l’érosion autour de l’Ile.
Après, un tour de l’Ile, la chaloupe a pris la direction des îles des Madeleines situées à une quinzaine de kilomètres de Gorée.
L’île des madeleines, une île mythique qui fait partie du patrimoine national classé.
Pour les nombreux invités venus de la Martinique, de la Guadeloupe, des Antilles, des Etats-Unis, de l’Afrique du Sud, de la France, de la Gambie, ce voyage à travers l’océan atlantique constitue pour eux un pèlerinage dans la mesure où il fait rejaillir dans leur esprit la douloureuse époque de l’esclavage avec la traversée maritime de l’Afrique vers le Nouveau Monde.
Enfin, à travers cette randonnée maritime rythmée de danses et de chants tout au long du voyage, force est de constater que ce « pèlerinage » dans l’océan atlantique, d’une île à une autre, chacune avec ses spécificités, Gorée, vivante de par sa communauté vibrante, l’île des Madeleine vivante de par sa faune, sa flore et ses esprits, a suscité chez tous les participants à bord la conscience d’appartenir à un groupe déterminé, partageant les mêmes racines, créant ainsi un mouvement général de devoir de vérité et de sauvegarde du patrimoine vivant.

Equipe Nationale du Sénégal de Canoë Kayak

Equipe Nationale du Sénégal de Canoë Kayak
et son staff et supporters

Participants à la randonnée du patrimoine

Participants à la randonnée du patrimoine

Cérémonie de clôture : distinction et prix

La cérémonie de clôture s’est tenue à l’esplanade des Droits de l’Homme en présence du ministre de la Culture et du Patrimoine Historique Classé, du ministre de l’information, du ministre Haut Commissaire au Droits de l’Homme, du Secrétaire Général du Gouvernement du Sénégal, du Chargé de Mission, Conseiller Spécial du Président de la République du Sénégal et d’environ 53 délégations du Réseau international sur le Patrimoine Culturel, venues notamment, de la Belgique, de la France, de la Malaisie, du Venezuela et de la diaspora ayant participé au Gorée Diaspora Festival.

Le Prix Gorée Diaspora Festival à Boubacar Joseph NDIAYE

Le Prix Gorée Diaspora Festival à Boubacar Joseph NDIAYE,
Conservateur de la Maison des Esclaves

La cérémonie de clôture s’est déroulée en trois étapes : Ballets traditionnels, chants, danses des différentes régions du Sénégal en compagnie des troupes Sud Africaines ont assuré la première partie, ensuite les discours du Représentant de la Diaspora, du Ministre de la Culture et du Patrimoine Historique classé du Sénégal, du Maire de Gorée/ Président du Gorée Diaspora Festival et enfin de la remise des distinctions et prix.

Le représentant de la diaspora le Pr. Sheila Walker dans son discours a plaidé pour des liens d’une Afrique indivisible, elle est revenu sur le sens de la diaspora en ces mots :
« nous de la diaspora avons besoin de vous et vous avez besoin de nous.
Ce n’est qu’en prenant conscience de ce symbole qu’est la réunion de tous les fils de l’Afrique dispersés que ce festival trouvera un sens en vue de la formation d’une Afrique une et indivisible ».

Me Augustin Senghor, Maire de Gorée et Président du Gorée Diaspora Festival a particulièrement rendu hommage au Président de la République du Sénégal pour « l’attention et l’aide particulière du chef de l’Etat » d’une part mais aussi pour son engagement à « rectifier voire inverser les conséquences négatives de l’esclavage et du lourd tribu payé par le continent noir et ses enfant sous le vocable de Renaissance Africaine qui englobe la notion de Développement que l’Afrique n’a pu connaître du fait, justement, de l’esclavage ».
De même, le Président du Festival a rendu un vibrant hommage aux frères de la diaspora et une reconnaissance particulière à toutes les représentations diplomatiques, les instances nationales et internationales, les organisations et entreprises privées, les personnes pour le soutien à la réalisation de cet événement unique et historique.

Boubacar Joseph NDIAYE

Boubacar Joseph NDIAYE à l’œuvre

Chorale Julien JOUGA de Dakar

Chorale Julien JOUGA de Dakar

Pour sa part, M. Mame Birame DIOUF, Ministre de la Culture et du Patrimoine historique classé du Sénégal a invité «les acteurs culturels dès leur retour dans leurs différents foyers culturels de vulgariser le concept de diversité culturelle, de s’impliquer dans cette perspective, afin d’aider à sensibiliser les hommes de culture et les hommes politiques pour la ratification de cette convention ».
Selon lui, « l’adoption de la convention sur la diversité culturelle va créer un espace nouveau de dialogue culturel et de promotion des libertés ».
Les représentants du gouvernement du Sénégal, des délégations de la diaspora et du public ont reconnu avec force qu’ « avec le Gorée Diaspora Festival, l’histoire vient de renouer avec l’histoire, à travers le retour et le pèlerinage de nos frères de la diaspora éparpillés dans le monde ; l’île de Gorée, en cinq jours, a été témoin d’une réappropriation de l’histoire afin que l’Afrique renaisse de ses cendres ».

Distinction au Chef de l’Etat remise à Mame Birame DIOUF,
Ministre de la Culture et du Patrimoine Historique Classé

La cérémonie s’est clôturée par la remise de la distinction du « Pèlerin de Gorée » à l’ensemble des délégations présentes pendant le Festival. Cette distinction instituée par le Conseil Municipal de Gorée est un acte de haute portée symbolique et historique dans le sens où elle vise non seulement à rendre hommage à tous les combattants de la liberté, aux illustres pèlerins de la diaspora sur l’île Mémoire mais aussi de rappeler à tout un chacun le devoir d’être particulièrement un digne ambassadeur de Gorée voire d’une Afrique libre, juste et prospère.

Enfin, le Prix de la 1ère Edition du Gorée Diaspora Festival a été décerné au Conservateur de la Maison des Esclaves de Gorée, M. Boubacar Joseph, un digne fils de Gorée, du Sénégal et de l’Afrique éminemment connu pour son combat pour la sauvegarde de Gorée, le devoir de mémoire, le devoir de vérité face à l’histoire. Un combat perpétuel qui mène depuis près de 40 ans en transformant quotidiennement la Maison des Esclavages, sanctuaire Africain, « souffre douleur », le point de départ d’une force créatrice donc libératrice du continent noir, le point de départ d’une Afrique réconciliée avec elle-même, ses frères et tous les peuples du monde épris de paix et de justice.

Mr Raymond Saint-Louis AUGUSTIN

Mr Raymond Saint-Louis AUGUSTIN,
1er Adjoint au Maire de Fort de France au nom de la Diaspora

UN PREMIER BILAN

Le Comité d’organisation notamment la Mairie de Gorée a la chance d’avoir capitalisé, dans une démarche graduelle des expériences au cours d’une décennie, illustrées par quelques temps forts : les journées culturelles de Gorée (1994 à 2002), la commémoration de la journée du souvenir de la traite négrière (2003), la commémoration des journées de l’Année Internationale de la Lutte contre l’Esclavage et son Abolition (2004) et aujourd’hui la mise en chantier du Gorée Diaspora Festival (2005).
C’est dire que le sens de l’initiative est là, mais aussi nous nous inscrivons dans une démarche stratégique à la fois graduelle et logique de réponse aux besoins contemporains ainsi qu’aux exigences de l’universalité de l’action humaine dans le processus de développement et de dialogue des cultures.
Tel est la philosophie de nos projets culturels notamment le Gorée Diaspora Festival.

Me Mame Bassine NIANG

Me Mame Bassine NIANG (Ministre Haut Commissaire aux Droits e l’Homme)
Me Augustin SENGHOR (Maire de Gorée)

Mr Bacar DIA - Mr Abdoulaye BALDE

Mr Bacar DIA (Ministre de l’Information, Porte-parole du Gouvernement)
Mr Abdoulaye BALDE (Secrétaire Général de la Présidence de la République

C’est dire, qu’au terme de cette 1ère Edition du Gorée Diaspora Festival, il est clair que nous sommes parvenus à un résultat positif. Ce festival a été une réussite non seulement pour l’audace et le sens de l’initiative du comité d’organisation mais surtout en ce qu’il a eu le mérite de regrouper les frères de la diaspora, le mérite de rappeler au monde que l’Afrique et sa diaspora ont contribué à la construction du patrimoine de l’humanité dans toutes ses formes culturel, historique, scientifique, religieux ou autre.

L’investissement de la diaspora, des décideurs politiques, des intellectuels, des acteurs culturels, des acteurs de la société civile d’horizons divers a débouché sur un constat : le dialogue interculturel est au cœur du développement, le vivier nécessaire des libertés source de paix, de tolérance, de compréhension entre les peuples et de démocratie.

L’engagement actif des personnes et le soutien dynamique des institutions publiques et privées a démontré que le Gorée Diaspora Festival constitue un patrimoine commun, un dépôt d’expériences, de savoirs, de talents, d’aptitudes, d’échanges et de solidarités donc nécessite une appropriation de tous les acteurs en faveur de l’avènement d’un espace de coopération et de solidarité multiculturelles.

Par ailleurs, après le succès de ce premier Gorée Diaspora Festival, ayant créé autant de surprise que de satisfaction, il est important que nous puissions tirer les leçons d’une première expérience en procédant à l’analyse des forces et des faiblesses sur les plans communicationnel, organisationnel, culturel, social voire économique.

Sur le plan communicationnel

Les échos extrêmement positifs relatés par les médias avant, pendant et après le festival démontrent une présence attentive de la presse aussi bien à la programmation générale du Gorée Diaspora Festival qu’à la thématique « Ouvrir la porte du retour ».

L’information sur le festival a été relayée de façon satisfaisante par la presse écrite locale, nationale et internationale sous forme d’avant papiers puis tous les jours du déroulement du festival. De même, une édition spéciale du Journal « L’INSULAIRE » un bulletin d’informations locales a été entièrement dédié au festival. Aussi, la presse radio avec des interviews sur les ondes de radios nationale et privées a contribué à la diffusion de l’information.

De même, le festival a pu bénéficier d’un très bon relais d’information télévisuel notamment avec la Télévision Nationale Sénégalaise (RTS) qui a dépêché une équipe pour un reportage quotidien, des interviews et des publireportages avant et pendant le festival diffusés tous les soirs au journal télévisé.
De même, des télévisions internationales étaient associées au Gorée Diaspora Festival notamment TV5 pour les reportages et Canal Horizon pour des spots publicitaires.

Affluence à Gorée lors du Festival

Affluence à Gorée lors du Festival

Par ailleurs, pour un tel événement, on ne peut parler de communication sans évoquer la promotion et la publicité réalisées par le comité d’organisation. .
En termes de promotion, les moyens les plus usités ont été les conférences de presse, les déjeuners de presse, les séances d’animation publiques avec les troupes culturelles de Gorée ; les moyens de publicité choisis sont la confection de brochure d’information, d’affiches, de flyers, de banderoles, d’oriflammes et autres supports de communication tels le Web .
En dépit d’une présence attentive des médias, d’un plan de communication bien élaboré, d’une image et d’une notoriété au-delà frontières du Sénégal, le Gorée Diaspora Festival a connu quelques impairs du point de vue de la communication notamment : l’absence d’une cellule information et communication digne du nom avec en son sein journaliste et spécialiste de la communication, mais aussi un manque d’agressivité dans les campagnes de publicité notamment l’affichage quasi inexistant dans les artères de Dakar, les centres culturels, les cafés, les bus ou autres.

Sur le plan organisationnel

Globalement, l’organisation de la 1ère Edition du Gorée Diaspora Festival a été une réussite. En effet, le succès du festival est le fruit d’un travail d’équipe, d’un engagement participatif et bénévole de toute une population pour une cause celle de donner une autre image de Gorée : une communauté vivante et vibrante.

L’une des forces du Gorée Diaspora Festival au point de vue organisationnel a été le mélange de devoir et de sacrifice de toute une communauté mobilisée pour un même objectif : la réussite. De même, le festival a démontré la crédibilité du comité d’organisation, de la mairie de Gorée initiatrice du projet, du président du festival véritable chef d’orchestre symphonique de par son inspiration et sa direction, a suscité l’attachement et l’engagement volontaire des populations pour le projet.

Aussi, la réussite organisationnelle d’un tel projet avec des ressources financières limitées n’a été possible qu’avec un dispositif humain de qualité notamment des professionnels de la logistique, du son, de l’image et du spectacle. C’est avec le concours de ces professionnels venus d’autres structures en parfaite cohésion avec les associations, les agents de la mairie de Gorée, les populations bénévoles sous la coordination du comité d’organisation que le programme du festival s’est déroulé dans un esprit professionnel et collégiale.

Cependant, il est clair que l’organisation pour une 1ère édition d’un festival d’une telle ampleur ne peut se faire sans faille. En effet, en dépite d’un engagement bénévole des populations, le Gorée Diaspora Festival a surtout souffert d’une absence de main d’œuvre culturelle qualifiée à Gorée.
La formation à ce niveau est une nécessité. De même, il a été noté au cours du festival quelques errements au niveau de la programmation musical au cours des concerts, des faiblesses dans l’accueil et la gestion des artistes et invités.

Face à l’évolution grandissante des spectacles et événements culturels à Gorée, au développement des infrastructures culturel, il est important de travailler à la formation de jeunes à la main d’œuvre culturelle, aussi tendre vers une institutionnalisation rapide du Gorée Diaspora pour plus de professionnalisme et d’autonomie.

Sur le plan culturel

Sur le plan culturel, le Gorée Diaspora Festival a démontré que l’île de Gorée de par son image et sa notoriété d’une part et de la place qu’elle occupe dans la diaspora est un véritable foyer culturel, de diversité culturel, de rencontre des peuples et des civilisations. Le premier exemple pour illustrer ses propos est le style architecturale à la fois francophone, anglophone et lusophone ce qui est unique. De même, la composition de sa population, une communauté cosmopolite où sénégalais, africains, européens, antillais, américains vivent ensemble en parfaite harmonie dans le plus grand respect mutuel des valeurs de chaque peuple.

Groupe Capoeira de Gorée

Groupe Capoeira de Gorée

Troupe Sud Africaine

Troupe Sud Africaine

Le Gorée Diaspora festival fait de Gorée le carrefour des cultures parce qu’il a réussi l’étonnant challenge de regrouper un public melting-pot (Afrique, Europe, Caraïbes, USA, Amérique latine, Asie), des musiques aux sonorités multiculrelles (rap, blue biguine, musique antillaise, jazz, mbalakh, Ndëp, assiko, ballets traditionnels zoulous, sénégalais, reggae, capoeira poètes, exposition d’artistes peintres, foire de l’artisanerie…) et enfin une conférence d’une journée où universitaires européens, africains et américains (symbole du commerce triangulaire) se sont côtoyés pour élucider des questions lancinantes dans une dynamique constructive et cohérente pour la mémoire et la vérité mais surtout pour une meilleure compréhension entre les peuples.

Sur le plan culturel, le Gorée Diaspora Festival de par la diversité humaine et la diversité de création constatées tout au long du festival a fait de Gorée le vivier d’expression des libertés, le « patrimoine commun de l’humanité ». Par conséquent, cette pluralité constatée, doit susciter l’engagement actif de tout un chacun et du soutien dynamique des institutions publiques et privées pour la sauvegarde de ce patrimoine non seulement en termes de rénovation mais dans une dynamique de fixation de ses habitants pour une île vivante de par sa communauté vibrante.

Sur le plan social

Le Gorée Diaspora Festival a eu un impact social direct certain en ce sens qu’il place l’Ile de Gorée et ses habitants dans un dynamique de changement social de par l’appropriation des communauté de ce projet, de par leur prise de conscience, de la confiance affichée par tous les acteurs mais surtout du sens du devoir et de responsabilité. Ce festival a suscité à Gorée un changement social de par les attitudes et les comportements, l’état d’esprit qui a démontrer que le facteur culturel est un puissant levier de développement social.

Le succès sur le plan social est perceptible à la vue des réalisations faites sous formes de dons ou de travail en commun avec les jeunes de Gorée ; c’est le cas du travail de coopération entre les jeunes de Drancy et de Gorée au niveaux des écoles de Gorée, des opérations d’assainissement, de remises de matériels sportifs aux associations et un changement dans la base organisationnelle (redynamisation du tissu associatif).

De même, sur le plan social, le Gorée Diaspora Festival a eu un effet accélérateur dans la mesure où, la période avant festival a suscité un stress positif chez les autorités municipales de Gorée pour l’achèvement des travaux de réhabilitation du Centre Socio-collectif de Gorée et du Poste de Santé de Gorée.

Sur le plan économique

Sur le plan économique, le Gorée Diaspora Festival a eu un impact économique direct par la création d’emplois temporaires, le dynamisme de l’activité économique (restaurateurs, aubergistes, professionnels de spectacles, agences de voyages, artistes, artisans, commerçants..). Mais, aussi un impact économique indirect dans la mesure où ce festival pourrait être un point de départ pour la formation d’une main d’œuvre culturelle à Gorée source d’emplois donc ayant un impact indirect à la fois social et économique.

De par la notoriété et l’image de Gorée, le Gorée Diaspora Festival pourrait avoir un impact économique indirecte pour les institutions spécialisées dans le marché des conférences, séminaires, colloques donc du tourisme d’affaires, les organisateurs d’événements culturels dans le monde donc booster le tourisme culturel aussi susciter la curiosité des peuples du monde donc booster le flux touristique.

Toutefois, pour parvenir à cela, il importe de développer un plan stratégique du Goree Diaspora Festival pour les prochaines années afin de disposer de données fiables base d’évaluation.

Sur le plan sécuritaire et médical

Sur le plan sécuritaire, le comité d’organisation du Gorée Diaspora festival peut se réjouir de la mise à disposition des forces de l’ordre de la part du gouvernement du Sénégal.
En effet, pour une manifestation d’une telle dimension, le volet sécuritaire demeure prioritaire.
C’est en ce sens, hormis les cordons de sécurité assurés par la police d’Etat, le comité d’organisation avait mis sur pied une brigade de surveillance pour la sécurisation des biens et des personnes en formant des jeunes Goréens.
Cette brigade composée de jeunes de Gorée assurait de concert avec les forces de l’ordre de manière discrète et efficace la surveillance maritime, la surveillance des lieux de spectacle, la mise en place des dispositifs sécuritaires et la sécurisation du public et des artistes.

Sur le plan médical, le nouveau Poste de Santé a servi de cadre pour la commission médical dirigée conjointement par le Chef de poste de Gorée et Commandant du détachement des Sapeurs pompiers à Gorée.
Cette commission composée de médecins, d’infirmiers et de sapeurs pompiers a u mettre en place un dispositif d’anticipation en se dotant de matériels de réanimation et de dispositif matériels suffisant pour parer à toute éventualité.
De même, les Sapeurs pompiers assurait la surveillance des plages et la sécurité au bord de la liaison maritime Dakar Gorée.
A la fin du festival, aucun cas de vol, d’évacuation sanitaire, ou d’accident n’a été signalé.
C’est dire que sur le plan sécuritaire le bilan a été plus que positif et que Gorée constitue un havre de paix et de sécurité.

Sur le plan sportif

Le Goree Diaspora Festival a démontré que le sport est un facteur d’union, de cohésion et de solidarité entre les peuples. Les différentes activités sportives organisées au cours du festival avec des peuples de la diaspora ayant une histoire et des racines communes dispersés à travers le monde a démontré toute l’importance du sport.

En effet, sur le plan sportif, le premier bilan fort à tirer est l’organisation de la 1ère Edition du trophée de la Diaspora du 28 mai au 04 juin 2006. Dans le prolongement du Gorée Diaspora Festival, cet événement doit contribuer à la diffusion d’une image plus positive de l’île de Gorée, symbole de l’amitié entre les peuples.
Ce tournoi de football est une initiative de M. Henri Migerel, Président de la commission Centrale des Compétitions d’Outre mer de la Fédération Française de Football et de Me Augustin Senghor, Maire de la Commune de Gorée.
Ce tournoi qui regroupera l’US Gorée et une sélection de footballeurs originaires d’Afrique ou d’Outre – mer de la ligue de Paris vise à sceller les retrouvailles entre l’Afrique et sa Diaspora à travers un match de gala très médiatisé.

PERSPECTIVES ET RECOMMANDATIONS

La première édition du Gorée Diaspora Festival a été une réussite en dépit de quelques impairs sur le plan organisationnel.
Les participants ont tous salué l’initiative noble et juste.
A la fin du festival, des perspectives et recommandations ont été émises par le public et les différentes délégations présentes.
Elles peuvent se résumer comme suit :

Les belles signares de Gorée

Les belles signares de Gorée

Rapport financier

Libellé Montant %
Transport international 19 500 000 F 27,38%
Transport local 245 000 F 0,34%
Logistique 16 740 130 F 23,50%
Restauration 4 367 850 F 6%
Communication 10 799 899 F 15%
Hébergement 9 086 300 F 13%
Honoraires artistes/ sous traitants 9 905 000 F 14%
Total Dépenses 71 227 179 F 100,00%
     
Total Revenus 74 147 913 F 100,00%
Sponsors / bailleurs 71 169 913 F 95,98%
Entrées spectacles, soirées et location de stands 2 978 000 F 4,02%
     
Balance 2 920 734 F  

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