LE LIEN PRIVILEGIE ENTRE LE VENEZUELA ET LA MAIRIE DE GOREE

Les liens entre l'Ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela et la Mairie de Gorée, Ile Patrimoine Mondial de l'Humanité, ont été établis sur la base de la coopération mutuelle, notamment dans le domaine culturel.

Le 17 décembre 2006, l'Ambassade a effectué, dans les espaces de la Place de la Libération, la Cérémonie de Commémoration du 176ème Anniversaire de la Mort de Simon Bolivar (1783 - 1830), Le Libérateur de la Bolivie, la Colombie, l'Equateur, le Panama, le Pérou et le Venezuela.
A cette occasion, Monsieur le Maire de Gorée, Maître Augustin Senghor a accompagné Son Excellence Monsieur Eddy José Córdova Córcega, Ambassadeur de la République Bolivarienne du Venezuela au Sénégal.
Monsieur le Maire a prononcé un discours très symbolique sur la possibilité " que Simón Bolívar ait trouvé dans l'allaitement fait par les esclaves Matea et Hipolita, la sève nutritive qui lui a permis de mener tant de combats pour vaincre durant sa lutte pour l'indépendance ".

En janvier 2007, la Mairie de Gorée et l'Ambassade ont fixé les volets comprenant les activités à développer à cours terme.
Dans ce cadre et à l'occasion de la célébration du " Mois du Venezuela ", le 24 juillet 2007, cette Mission Diplomatique a organisé la Cérémonie de Commémoration du 224ème Anniversaire de la Naissance du Libérateur Simon Bolivar.
Ensuite, le 28 juillet 2007, l'Ambassade a présenté au Peuple Goréen, en première instance, aux sénégalais et à la diversité de nationalités représentées en tant que citadins qui visitent cette Ile patrimoniale, une Vingtaine de livres écrits sur le Libérateur Simón Bolívar dans le but de promouvoir, de façon permanente, l'ensemble des valeurs que dans la société planétaire signifie diffuser et exercer le devoir de mémoire pour garantir la vie et la paix entre les nations.
Le vernissage de l'exposition a été suivi par le Concert de l'Orchestre Universitaire d'Instruments Latino-américains " Odila ".
Enfin, le 05 Août 2007, l'Ambassade a parrainé la " Coupe Venezuela " en faisant parti du tournoi de football " Coupe Maire de Gorée "

Ce travail ensemble est un exemple de l'intérêt du Gouvernement vénézuélien d'entretenir les meilleures relations d'amitié et de fraternité avec les peuples frères de l'Afrique, dont les objectifs ont été fixés dans l'Agenda Afrique élaborée par le Ministère du Pouvoir Populaire pour les Relations Extérieures.

AGENDA AFRIQUE 2007

OBJECTIFS :

EDUCATION ET CULTURE :

L'Agenda envisage la promotion et diffusion des liens historiques et culturels existants entre l'Afrique et le Venezuela par des alliances avec les organisations de la société civile et les initiatives de la Chaire Libre Afrique, la Maison de l'Amitié avec les Peuples d'Afrique, le Centre d'Etudes de l'Héritage Africain, le Centre de Documentation Afro-Américain et les Bureaux de Coopération Culturelle du Venezuela en Afrique qui seront inaugurés, en 2007, en Algérie, au Sénégal, au Bénin, en Afrique du Sud, et en Ethiopie.

Développement du Projet de Coopération Educative " Parraine une école en Afrique " dont les pays cibles sont l'Angola, le Bénin, le Congo, le Djibouti, l'Ethiopie, la Gambie, la Guinée Bissau, la Guinée Equatoriale, le Kenya, le Mali, la Namibie, le Niger, le Nigeria, le Sao Tomé et Principe, le Sénégal, la Somalie et l'Afrique du Sud.

Célébration du II Festival Culturel avec les Peuples d'Afrique.

ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT SOUTENABLE

L'Agenda favorise la coordination avec la Mission Permanente du Venezuela au sein des Nations Unies des actions relatives au Programme d'Aide à la Conférence de l'ONU contre la Désertification et le Programme Mondial d'Aliments.
Il encourage, aussi, l'élaboration d'un programme structurel de lutte contre la sécheresse, de façon triangulaire, avec des pays amis et, la contribution aux activités de coopération mutuelle dans les missions diplomatiques visant le défense de l'environnement et la perpétuité de l'humanité.

PRESENCE DIPLOMATIQUE VENEZUELIENNE EN AFRIQUE

LA CHAIRE LIBRE AFRIQUE

La Chaire Libre Afrique répond au champ des perspectives de " Un autre Monde est Possible ", consigne qui habite les consciences des hommes et des femmes qui l'ont converti en credo, en un principe de vie.
Pensée encadrée dans un équilibre International du Gouvernement Bolivarien du Venezuela inspiré du dessein suprême constitutionnel de " une société démocratique, participative et protagoniste, multiethnique et pluriculturelle ".
Ceux-ci sont des principes recueillis de l'Agenda Afrique du Ministère des Relations Extérieures.

La Chaire Libre Afrique est un nouvel espace pour que les citoyens et citoyennes des peuples du Sud, engagés plus que jamais à construire leur propre destinée, se reconnaissent comme faisant parti d'une même origine, d'une même lutte pour l'être, la liberté et l'autodétermination.
La Chaire aspire à être une survivance des profonds liens historiques, culturels et ethniques qui nous unissent, ainsi que l'opportunité d'approfondir les apports africains à notre processus socioculturel.

On le conçoit comme un espace pour le débat et l'échange, dans lequel on analyse et étudie l'influence de la diaspora africaine en Amérique, et dans lequel convergent des étudiants, chercheurs et intéressés aux thèmes africains et latino-américains, dans l'intention d'articuler des efforts pour la compréhension de la coopération Sud-Sud.

La Chaire aspire à :

La création de la Chaire Libre Afrique consolidera la connaissance de ce que est notre devenir historique et, en même temps, fera le plein de ce que signifie la diaspora africaine dans notre continent.
Ainsi, il est extrêmement important de montrer le fait que cette chaire, peut se considérer comme un élément de plus pour la lutte contre la discrimination et le racisme, en mettant cette connaissance à la disposition de toute la population.
C'est impulsée par le Ministère des Relations Extérieures, et coordonnée par diverses institutions d'Education Supérieur comme l'Université Rómulo Gallegos, l'Université Simón Rodríguez, l'Institut Universitaire de Barlovento, ainsi que des organismes liés aux études de l'afro descendance, comme le Réseau Afro, Mairie Mayor, Mairie Libertador, Mairie de la Municipalité Brión, Mairie de la Municipalité Acevedo, Mairie de la Municipalité Pedro Gual, Mairie de Veroes, Mairie d'Ortiz, Mairie de Vargas, Réseau d'organisations Afro descendants, Fondation pour les peuples d'Afrique, Les Ambassades du Venezuela en Afrique et les Ambassades de l'Afrique au Venezuela.

Objectifs

Le travail de la Chaire se concentrera sur le développement, la discussion et l'analyse des axes thématiques suivants :

Pensées

" Estimons que notre peuple n'est ni européenne, ni américain du nord ; mais plutôt; un composant de l'Afrique et de l'Amérique qu'une émanation de l'Europe... "
Simón Bolívar, Le libérateur

"Faisons de ce siècle ; le siècle de nos peuples, de la justice social, de la liberté et de l'égalité, pour cela je propose l'unité des peuples du Sud, l'unité des peuples d'Amérique Latine ; d'Afrique et d'Asie, l'unité de notre force morale, la force de la vérité.
Nous avons la force de la raison et ceci reste le plus grand des pouvoirs qui peut exister"

Son Excellence, Président Hugo Chávez

II EDITION DU FESTIVAL CULTUREL AVEC LES PEUPLES D'AFRIQUE

Le Festival Culturel avec les Peuples d'Afrique répond aux champs des perspectives d'un " autre monde possible " exposé dans les grandes lignes transformatrices du Projet National de Simon Bolivar, spécifiquement dans le Troisième Moteur, la Journée Nationale Moral y Luces, dans lequel l'éducation va au delà du formel, en touchant les valeurs sociales, spirituelles, la culture et la solidarité ; et dans le Quatrième Moteur, la géométrie du pouvoir dans son aspect international, relatives à la nécessité de la pluri polarité dans les relations internationales.

Ces principes guident l'Agenda Afrique du Ministère du Pouvoir Populaire pour les Relations Extérieures, dont l'objectif central est de relancer et de consolider intégralement les relations avec les pays d'Afrique et la complémentarité Sud-Sud ; à travers la construction d'alliance stratégiques dans des domaines comme l'énergie, l'environnement, l'économie et les ressources naturelles; les communications, l'éducation, la science; et la culture dans sa grande dimension.

Le Festival Culturel avec les Peuples d'Afrique est un espace pour que les citoyens et citoyennes, se reconnaissent comme appartenant à une même origine, à une même lutte pour l'être, la liberté et l'autodétermination; un moment de réflexion et d'échange d'idées forces.
Le Festival aspire être un vécu de profonds liens historiques, culturels et ethniques qui nous unissent avec l'Afrique Universelle.

Le Festival Culturel avec les Peuple d'Afrique est une fête avec les Peuples pour affirmer que nous sommes nous et eux: les peuples africains avec ceux d'Amérique forment un seul: le puissant et solidaire peuple du Sud.
Il continuera d'être le lieu propice pour augmenter le réseau d'artistes, de leaders sociaux, parlementaires, intellectuels, politiques avec une pluralité idéologique qui continueraient systématiquement un rapprochement entre Afrique et Amérique, en convertissant le Venezuela en un épicentre de l'intégration du Sud.

Cette année, l'édition du II Festival Culturel avec les Peuples d'Afrique, sera le meilleur préalable à la célébration du II Sommet des pays Afrique - Amérique du Sud 2008, dont le siège sera le Venezuela.

Fête Artistique Afro Américaine
Version 1.4

II Rencontre des Intellectuels Afrique - Amérique
Version. 2.3

Du 19 au 21 novembre

AGENDA

LIEU : Complexe GAN. Los Caobos

Pays Invités d'Amérique Latine et des Caraïbes : Cuba, Trinité - Tobago, Jamaïque, Haïti, Equateur, Colombie, Nicaragua, Panama, Brésil, Guyane, Suriname, Barbade, Bolivie, Pérou, R. Dominicaine, Porto Rico, Etats-Unis, Venezuela (18)

Pays invités d'Afrique : Algérie, Angola, Bénin, Egypte, Ethiopie, Gambie, Ghana, Guinée Equatoriale, Guinée Bissau, Kenya, Libye, Mali, Maroc, Mozambique, Niger, Namibie, Sénégal, Soudan, RD Congo, Saharaoui, Seychelles, Afrique du Sud, Tanzanie, Zimbabwé (23)

TABLE 1 : LA DIASPORA AFRICAINE

Les intellectuels d'Amérique et d'Afrique participent à cette table.

TABLES SUR LES AXES DU SUD DANS LES PAYS AFRICAINS

FORMAT:

Les Tables tiendront des sessions simultanément:
Chaque jour on commence avec un (ou deux) exposés centraux ouverts au public en général.
Les tables seront en session matin et soir à huit clos.
Lundi 19 : Inauguration Général. Classe Magistrale (Invité International). La diaspora africaine, diversité culturelle et développement des peuples.
Mardi 20 : AM : Exposé central : PETROSUD y BANQUE DU SUD : Energie et finances pour le développement. L'utilisation de l'environnement et des ressources naturelles.
Mercredi 21 : Exposé central: Communication Sud Sud et l'Université du Sud. Les peuples du Sud se regardent, s'écoutent et s'éduquent entre eux.
Mercredi 21 : Conclusions des tables. Déclaration des Intellectuels (Ouverte au Public)

CEREMONIE EN HOMMAGE DES 190 ANS
DE LA PROMULGATION DU DECRET DE
L'ESCLAVAGE AU VENEZUELA

Discours du Viceministre pour l'Afrique
Monsieur Reinaldo Bolívar


" Simon Bolívar : fils de Hipólita, l'élève de Matea "
Le Jour de la Revendication de l'Ethnicité et 190 ans de la Promulgation du Décret de l'Abolition de l'Esclavage par le Libérateur Simon Bolivar
Carupano, 02 juin 2006)

Je voudrais en premier lieu, saluer l'initiative que les différentes personnes et institutions ont eu d'organiser ces journées nécessaires et merveilleuses autour de l'afro descendance de la négritude.
Au Réseau Afro du Venezuela, à Juan de Dios Diaz, Gregoria Urbano et aux gens de l'Institut des Etudes Ethniques et Traditionnelles de Paria, qui pour 16 ans, furent entrain de réaliser cette activité, en mémoire du Décret libertaire de Simon Bolivar et en revendication de l'ethnicité.

Et je note pour plus de16 ans pour signifier qu'elles ne sont pas des personnes qui sont montés dans un autobus mais qui ont toujours été bolivariens par vocation et conviction.
Ce fut en 1990, quand l'Institut des Etudes Ethniques et Traditionnelles de Paria a commencé son travail cohérent et persévérant et comme le dit dicton savant " celui qui persévère, réussit ".
Cette noble labeur est arrivée aux différentes écoles de Paria, Guiria et Carupano, où nos filles, garçons et adultes se sont intégrés..... de la connaissance vivable.
Quelle grande œuvre est celle que l'Institut des Etudes Ethniques et Traditionnelles de Paria.

A partir de ceux-ci, des efforts et des volontés se recoupe rien de plus que l'honneur à un révolutionnaire auquel on s'identifie et s'ajoute aux bonnes initiatives.
Pour cela, nous saluons la présence de la Mairie et du Conseil Municipal de la ville de Bermudez, du Conseil Législatif et la Gouvernance de l'Etat Sucre; la Mairie de Ville Gomez de l'Etat Nueva Esparta; de l'Unité Educative Jacinto Gutierrez, du Musée Historique de Carupano et du Municipe Scolaire N° 5 tous réunissant leur effort, articulant des initiatives et des programmes.

Nous y croyons, en ce que peuple, institutions et pouvoirs publics travaillent comme un seul, parce que c'est ce qui garantit la réussite et la transcendance des objectifs.
Récemment, le 25 mai (Journée de l'Afrique), nous avions installé, la Chaire Libre Afrique, et le modèle que nous suivons a été précisément celui de la somme des volontés.
Pour cela la Chaire est présente dans plusieurs universités et institutions du pays et pour cela aussi, nous sommes ici, comme un de plus, pour sommer.

Nous sommes des Ethnies pas des Races

Je vais profiter de l'honneur que me confère le fait d'être en face de vous, dans ce lieu historique de la République Bolivarienne du Venezuela, si je me réfère aux deux sujets que nous commémorons aujourd'hui et qui sont directement liés avec l'activité que l'Institut des Etudes Ethniques et traditionnelles de Paria.

En premier lieu, les 190 ans de la promulgation du Décret de l'Abolition de l'Esclavage par le Libérateur Simon Bolivar; initié par celui-ci: le Jour de la Revendication de l'Ethnicité. Pour commencer, je pense que c'est très important le mot "Ethnicité" d'ethnie, pour nous référer aux hommes et aux femmes.
Rappelons-nous que il y a de cela peu de temps le 12 octobre nous faisait célébrer avec bombos y platillos la " journée de la race ", pour commémorer une telle " découverte "; nos filles et garçons étaient obligés de réciter des œuvres culturelles dans lesquelles on louait Christophe Colomb.
Déjà que le mot race est offensif, c'est un mot qui se réfère aux chevaux, aux chiens aux oiseaux, aux animaux ; c'est un mot vocabulaire qui a des connotations commerciales, parce qu'en accord avec la race, il est la valeur de l'animal.

Alors, nous célébrons, la "journée de la race ", on composa des chansons et des poèmes païennes et religieuses pour chanter l'union des races et jusqu'au bien intentionné, mais mené par cette nomenclature dominante, on se refera à l'Amérique Latine comme la " race cosmique ".
Cela sonnait beau, jusqu'à nous même, nous l'utilisions, mais cela avait aussi la même teneur de discrimination, de racisme ; l'homme et la femme réduite à la catégorie animale, ceci fut ce qu'ils firent pendant plus de 500 ans quand ils prirent comme esclaves nos ancêtres indigènes et ensuite nos ancêtres africains.

Aux indigènes, ils l'obligèrent à exécuter des travaux forcés et jusqu'à l'église, ils firent de grands traités pour démontrer que les aborigènes n'étaient pas des êtres humains, qu'ils n'avaient pas d'âme, quand en vérité les manqués d'âme étaient, précisément, ceux qui avaient envahi les terres de nos aïeux et annihilé toute résistance indigène.
Et quand ils avaient exterminé presque au complet les indigènes des Caraïbes et des côtes sud américaines dans le premier grand holocauste que l'humanité ait connu, ils instituèrent la pire barbarie: le trafic de personnes depuis l'Afrique, pour les soumettre à l'esclavage et les obliger à travailler pour eux, aussi ils appliquèrent la même théorie aux africains et à leurs descendants des êtres sans âmes, pour autant ils étaient une race d'animaux de plus.

Et savez vous une chose ? Les empires européens justifiaient l'esclavage africain en disant que c'était pour la paye d'une dette, ils les avaient baptisés donc ils devaient avec leur travail pour la salvation de leur âme.
En 1817, le roi Fernando VII d'Espagne, justifia l'esclavage comme une manière de donner aux africains l'opportunité de venir en Amérique pour être instruit en connaissance du Vrai Dieu et pour cela ils devaient payer.
Il est clair qu'il ne faisait pas allusion aux millions d'africains jetés à la mer pour sauver les embarcations qui venaient surchargées d'êtres humains dans les conditions les plus précaires que vous pouvez imaginer. Quel cynisme ! Qui pourrait abandonner sa famille, sa terre, ses esprits pour se sauver chez une religion que l'on ne connaît pas au prix de l'esclavage pour la salvation ?

Ils ont caché cette histoire, et se sont efforcé pour la rendre belle en écriture et ils ont inventé des adjectifs comme mulâtres, figurez-vous comme la notion d'animal continue d'être présente : mulâtre, de mule, avec une charge de mépris plus grande parce que les mules sont stériles, elles n'enfantent pas. Saviez-vous que quelques esclavagistes allaient jusqu'à couper les organes génitaux aux hommes pour éviter qu'ils s'accouplent avec une race distincte.

Pour cela, le mot le plus approprié pour se référer scientifiquement aux êtres humains est l'ethnie, un mot plus complet.
Une ethnie est une communauté humaine définie par ses traditions, culture, politique, avec ses facteurs biologiques.
Alors, nous tous, nous sommes des êtres humains mais quand il est nécessaire de faire une étude à des fins scientifiques, statistiques, académiques ou historiques, les références en qualité d'ethnie sont les plus appropriées, surtout pour surmonter l'obscurantisme dans lequel nous étions soumis par ceux qui ont écrit l'histoire à leur manière.

Une histoire officielle qui niait le droit des peuples à connaître leurs origines.
Qu'on prétendait que nous ne serions pas fiers de notre passé, de notre peau, qui jusque là se sont approprié des élites des apports de nos parents.
Une histoire qui tentait de mettre au-dessus l'européen ou sa descendance, ce qu'on appelle aux Etats-Unis, la peau caucasique, et ici blanche par-dessus les descendants africains.
Cette histoire officielle sortit des écoles les études sur l'Afrique et à peine ils ont laissé des notions sympathiques sur l'esclavage comme un mal nécessaire, comme la main d'œuvre que nécessitait l'Amérique, bien ils en aient fini avec beaucoup d'africains et leurs familles.

L'éducation eurocentriste faisait que plusieurs personnes se sentaient indignées de leur passé africain et le mot nègre était comme une insulte, une attitude nazie, la recherche de " l'amélioration de la race " comme être plus clair de peau signifiait être meilleur.
Ce système discriminatoire, a converti les afro descendants des grandes villes du monde (aussi celles du Venezuela) dans les principaux soupçons de crimes et de vols.

Ce système éducatif pour rien ne se chargea d'enseigner le rôle des africains et de leurs fils dans l'indépendance de l'Amérique Latine et du Venezuela, il ne se souciait guère de revendiquer le legs socioculturel; ils parlaient de la puissante Europe mais ils cachaient que l'économie européenne fut grande grâce au travail africain, travail qui aussi a fait grandir l'Amérique du Nord.

Nous répétons toujours que Venezuela produit le meilleur cacao du monde, peu de gens savent que cette culture a été répandue grâce aux esclaves, eux-mêmes ont apporté une technique que nous observons dans nos villages; ils ont apporté leur sérénité et leur joie, leur religion, leurs danses, leurs nourritures, leur manière de construire leur maison, de semer, de guérir avec leurs plantes...
C'est un irrespect parler de race pour se référer à nous même.

Lamentablement, ce que beaucoup ont hérité du Venezuela et de l'Amérique a été la coutume des esclavagistes de flageller les êtres humains; ce mauvais traitement auquel filles et garçons étaient soumis par leurs pères et mères qui leurs donnaient des coups pour qu'ils se comportent bien, vient des esclavagistes européens qui donnaient de coups aux africains pour qu'ils se comportent bien et qu'ils cessent de travailler ni de penser à la liberté.
Faisons attention que de la même manière que Simon Bolivar ait aboli l'esclavage, nous ne déterrions par notre comportement, la violence de châtier nos filles et garçons avec coups et cris.

Ainsi donc, devant tant de legs à découvrir, pour revendiquer, Quelle pertinence revêt la Journée de la revendication de l'ethnicité, est comme qui dirait la journée de la revendication de l'humanité.

Simon Bolivar: fils et pupille de femmes nègres

Depuis longtemps nous parlons de l'Education de Simon Bolivar enfant; de ses maîtres, de la Négresse Hipolita et de la Négresse Matea, jusqu'à un ami du Réseau Afro a commenté que je parlais beaucoup de la Négresse Matea, quelques uns auraient pensé que c'est dû au fait que je suis né dans le village où est née cette grande dame, héroïne de la négritude.
L'explication logique est simple parce que tous ceux qui ont été aux côtés de Simon Bolivar, pour le bien ou pour le mal, ont récolté une transcendance spéciale.

Par exemple, Savez-vous qui était Pablo Morillo?

Ce monsieur, appelé le Pacificateur, a été envoyé au Venezuela en 1815 par le roi d'Espagne; il apportait 18 bateaux de guerre, 500 officiers et 10.000 hommes entraînés et équipés par la guerre, Sa Mission? En finir avec les mouvements d'émancipation au Venezuela et à la Nouvelle Grenade, c'est-à-dire, ce monsieur s'était converti en ennemi aigri de Simon Bolivar, mais est entré dans l'histoire pour avoir signé auprès du Libérateur le décret de Régularisation de la Guerre le 25 novembre 1820.

Là, sur les hautes terres de Santa Ana de Trujillo, un monument le montre en une accolade fraternelle avec le Libérateur, qui a donné son succès jusqu'à ses plus cruels ennemis tant en son temps qu'après sa disparition physique.
Alors comment nier la présence de ses deux amies négresses? La première l'......... et lui donna la vie qui émane des seins maternels, elle calma son sanglot, a suivi les coups de pieds du bébé Simon, a consenti et a guidé ses premiers pas.
La négresse Hipolita l'a élevé comme un fils, l'a guidé comme un père... Combien de femmes au Venezuela ont été comme Hipolita, père et mère à la fois!

(...) Bolívar a dit d'elle dans une lettre adressée à sa sœur María Antonia :

" Ma chère sœur María Antonia, je t'envoie une lettre de ma mère Hipólita, pour que tu lui donnes tout ce dont elle a besoin, pour que tu fasses tout ton possible pour elle comme si elle était ta mère, son lait a alimenté ma vie et ne je n'ai connu aucun père à part elle. "

La deuxième, Matea, le prenait par la main pour courir à travers les champs de San Mateo, pour monter sur les arbres, se baigner dans le fleuve, et chantait avec assurance à voix haute tandis que Simón lui demandait de répéter jusqu'à ce qu'il apprenne la chanson.
Ils étaient sûrs que le curieux Simoncito parfois interrogeait sa petite amie Matea sur l'origine de la fille et sur le reste des nègres qui étaient là-bas et, sans aucun doute, la fille Matea, lui récitait par cœur ce qu'elle entendait des grandes personnes, parce que l'une des choses que les africains ont fait et que leurs descendants transmettraient fut la tradition orale et cette oralité est remplie du mot liberté, du mot famille, du mot terre, parent ; de dieux et déesses qui ressemblent à la nature, qui sont nature et tout ceci restait progressivement dans le cœur de Simón.

Ainsi, qui peut douter que Matea Bolívar, fut la première maîtresse de Bolívar ? Actuellement, à l'Université Nationale Expérimentale Rómulo Gallegos (UNERG), deux amis enseignants abordent avec sérieux l'influence que Hipólita et Matea ont exercé sur le Libérateur, celles après lesquelles il a demandait avec tendresse à sa dernière entrée à Caracas en 1827 : " Où se trouvent mes vieilles Matea et Hipólita ?

Haïti

Ici, nous avons rencontré la première motivation - pour nous la plus importante - qui amènerait le Libérateur Simón Bolívar, Chef Suprême de la République, à la Promulgation du Décret de l'Abolition de l'Esclavage en 1816 parce que le Bolívar qui arrive le 25 décembre 1815 à Los Cayos, en Haïti, avait eu le temps de réfléchir en Jamaïque, où il a produit son plus grand document : la Lettre de Jamaïque.

Mais, pourquoi Haïti ? Aujourd'hui, le seul fait de mentionner ce pays, fait penser à la pauvreté, au conflit, à la violence ; pour les plus informés en ce XX siècle c'est synonyme d'occupation par des puissances étrangères et, dans la première moitié du siècle passé, les Etats-Unis sont restés 20 ans dans ce pays et n'ont laissé que sang et désolation, de même qu'ils ont semé des dictateurs et ont renversé des présidents.

Mais l'Haïti où est allé Bolívar en 1845, était la nation libertaire, la douleur de tête pour l'empire français, anglais, et espagnol ; dans cette île les esclaves se sont soulevés contre l'armée de Napoléon Bonaparte et l'ont vaincus en 1804, en se déclarant nation noire, libre et souveraine.
Maintenant, l'Haïti qui a acquis la liberté en 1804 n'était pas une troupe de rebelles d'esclaves sauvages, comme les impérialistes européens ont tenté de les peindre.

Toussaint Louverture que Napoléon Bonaparte a persécuté et fait assassiné, parce qu'il se sentait humilié par la déroute que l'haïtien lui infligea, était un homme préparé.
Depuis 1795 il a initié la guerre de guérillas contre l'armée de Bonaparte et, en 1801, il a exporté sa révolution libératrice à la voisine Santo Domingo (aujourd'hui République Dominicaine) et a proclamé la liberté des esclaves ; sa pensée avancée l'amène à proposer un projet de Constitution pour les peuples libérés.

C'est Alexander Petión, de la souche de Louverture, un affranchi, qui a gouverné Haïti de 1808 à 1818.
Cet homme, était convaincu que seule l'indépendance de toute l'Amérique garantirait celle de Haïti, la même pensée de Simón Bolívar, qui avait beaucoup tenu en compte que la liberté et l'indépendance du Venezuela dépendaient de l'Amérique du Sud et, pour cela, l'Armée Libératrice est arrivé jusqu'en Pérou avec sa charge de Liberté.

Alexander Petión, président de Haïti (dont le nom et l'image devraient occuper un lieu privilégié dans une Place Publique de Venezuela) reçoit le rêveur Simón Bolívar, qui venait de perdre la Seconde République des mains de José Tomás Boves et avait embarqué depuis Carúpano vers Curazao, de là à Jamaïque, pour passer à Haïti.

Le Bolívar qui s'est lié d'amitié avec Alexander Petión connaissait la réalité des esclaves, mais aussi il savait que seule avec l'aide et le courage des africains et des afro descendants on pourrait assurer la victoire finale ; le Libérateur connaissait l'histoire haïtienne par la propre expérience de Francisco de Miranda, qui est parti en 1806 avec son expédition depuis les eaux haïtiennes.

Miranda a offert en 1811, quand il fut nommé Généralissime, la liberté des esclaves pour qu'ils se rallient à la lutte pour la liberté.
C'est-à-dire, Simón Bolívar, élevé et éduqué par des descendants africains soumis à l'esclavage, spécialiste des doctrines libertaires qui proclament la " Liberté. Egalité. Fraternité. " ; s'entendait parfaitement avec Alexander Petión et n'a pas hésité à répondre positivement à l'unique exigence de l'illustre haïtien : donner la liberté aux esclaves, pétition en accord avec la pensée du Libérateur.

Haïti a fourni à Bolívar plus de 6.000 fusils, munitions, vivres, une imprimerie complète, la charge de quelques goélettes et une importante somme d'argent.
Aucune des nations indépendantes que les vénézuéliens ont visitées - comme Simón Bolívar même qui a été en Angleterre- pas même les Etats-Unis, n'a accordé une aide aussi directe que le pays de Alexander Petión, la Première République Libre d'Amérique Latine, libérée par des hommes réduits en esclaves.

Le Libérateur dira de Petión le 22 octobre 1818, depuis son quartier général de Angostura : " Venezuela et la Nueva Granada perdus ...
L'île de Haïti m'a reçu avec hospitalité : le magnanime président Petión a donné sa protection et sous ses auspices j'ai formé une expédition de 300 hommes comparables en valeur, patriotisme et vertu aux compagnons de Leonidas... ".

Ces phrases doivent figurer, mesdames et messieurs, autorités militaires, civiles et académiques, dans un lieu proéminent des peuples du Venezuela, spécialement dans l'Etat de Sucre.
Si les européens ont réduit en esclavages les africains pour qu'ils leur paient la dette du fait qu'ils leur ont sauvé l'âme, nous, nous avons une gratitude éternelle pour les sœurs et les frères haïtiens pour avoir favoriser avec résolution l'indépendance de notre patrie.
Qu'il serait bien de retourner à Haïti !

Je propose aux autorités ici présentes, aux mouvements ici réunis, que nous organisions une expédition de reconnaissance aux Cayos, où un groupe de vénézuéliens a déclaré Simón Bolívar comme Chef Suprême des Armées du Venezuela ; que nous partions à la terre de Petión chargés d'armes pour l'éducation, la santé, la joie des filles et des garçons.
Organisons depuis Capúpano la expédition dans une pirogue avec 300 hommes et femmes afrodescendants et bolivariens, pour plus nous rapprocher de la Patrie de Alexander Petión, le protecteur de Simón Bolívar.

Après avoir accosté à Nueva Esparta, Bolívar, grand Capitaine à débarqué sur ces terres carupanera le 1er juin, et le jour suivant il a dicté le Décret adressé aux habitants de Río Caribe, Capúpano y Cariaco -région cacaotière d'une population nombreuse d'esclaves- Décret pour lequel, on a accordé la liberté à ceux qui s'incorporeront à l'armée patriote.

Le Décret que vous connaissez dit ainsi :

" En considérant que la justice, la politique et la Patrie réclament impérieusement les droits imprescriptibles de la nature, je suis venu décréter, comme décret, la liberté absolue des esclaves qui ont gémis sous le joug espagnol, durant les trois siècles passés.
En considérant que la République a besoin des services de tous ses fils, nous devons imposer à tous les nouveaux citoyens les conditions suivantes : Article premier. Tout homme robuste âgé entre quatorze et soixante ans, se présentera à la paroisse de son District pour s'enrôler sous les drapeaux du Venezuela, vingt et quatre heures après la publication du présent décret. ( ...)

Article quatre.
Les parents des militaires employés dans l'armée libératrice jouiront des droits de citoyens et de la liberté absolue que ce décret les confère au nom de la République du Venezuela ".

Le Décret de Simón Bolívar est chargé d'émotion, de familiarité, de sa propre histoire; il appelle les fils de la patrie et pose comme unique condition de lutter pour la liberté, condition déjà établie dans le Décret de Guerre à Mort du 15 juin 1813.
C'était un décret chargé de tendresse et d'amour pour la famille à laquelle on concédait la liberté absolue, ni l'achat de la liberté ni l'odieux surnom de liberté ; c'était un décret sans conditions économiques, comme le serait celui de José Gregorio Monagas de 1854 (emporté par les circonstances), qui a dû payer les esclavagistes, c'est-à-dire, une loi qui reconnaissait que ceux là pendant des siècles ont traité comme des bêtes d'autres êtres humains, même s'ils avaient droit à des indemnisations.

Le Décret de Simón Bolívar, donnait la liberté totale, sans restriction, l'unique exigence: se joindre à la cause de l'émancipation de la patrie, condition qui n'exigeait pas à la famille, c'est-à-dire, femmes, enfants, et personnes âgées de 60 ans, qui restaient totalement libres.
Le décret bolivarien n'a pas été circonstanciel, dans son discours devant le Congrès de Angostura de 1819, il a manifesté que la liberté absolue des esclaves était aussi nécessaire que sa propre vie et celle de la République.

On n'a pas écouté les oligarques et les esclavagistes qui lamentablement bénéficiaient de l'indépendance, ils n'ont pas approuvé la demande de Bolívar.
Il a lui-même donné l'exemple en accordant la liberté à tous les esclaves au service de sa famille ; il a confisqué des fermes esclavagistes et a libéré les opprimés. Dignes d'être remémorés, sont les mots du Libérateur dans le Discours de Angostura :

" L'atroce et l'impie esclavage couvrait avec son manteau noir la terre de Venezuela, et notre ciel se trouvait surchargé de tempétueux nuages, qui menaçaient un déluge de feu.
J'ai imploré la protection de Dieu de l'humanité, et ensuite la rédemption a dissipé les tempêtes.
L'esclavage a rompu ses fers, et Venezuela s'est vu entouré de nouveaux fils reconnaissants qui ont converti les instruments de leur captivité en armes de liberté.
Oui, ceux qui avant étaient des esclaves, sont maintenant libres ; ceux qui avant étaient des ennemis d'une belle-mère, sont maintenant des défenseurs d'une patrie.
Nous mettrons l'accent sur la justice, la nécessité et la bienfaisance de cette mesure, c'est superflu quand vous savez l'histoire des ilotes, de Espartaco et de Haïti ; quand vous savez qu'on ne peut pas être libre et esclave à la fois, qu'en violant en même temps les loi naturelles, les lois politiques et les lois civiles.
Je laisse à votre souveraine décision la réforme ou la Révocation de tous mes statuts et décret ; mais je vous implore la confirmation de la liberté absolue des esclaves, comme j'implorerais ma vie et la vie de la République ".

Haïti toujours dans l'esprit reconnaissant de Bolívar, la reconnaissance à l'appel libertaire de l'esclavage dans ses termes :

" ... Venezuela s'est vu entouré de nouveaux fils, de fils reconnaissants qui ont converti les instruments de leur captivité en armes de liberté "

Lamentablement, l'esclavage serait de nouveau implanté et beaucoup de ceux qui ont lutté pour la liberté ont été réduits à nouveau en esclaves par des officiers qui se sont convertis en propriétaires terriens et se sont unis aux élites qui gouverneraient Venezuela jusqu'en 1999.
Avec ces mots, le Libérateur orienta les luttes du futur, celles que nous sommes entrain de livrer aujourd'hui pour une indépendance totale :

" ...On ne peut pas être libre et esclave en même temps, qu'en violant à la fois les lois naturelles, les lois politiques et les lois civiles "

Le Libérateur dénote l'euphémisme dans lequel il n'enfoncerait pas le système éducatif, ou les lois paisibles qui après sa mort sont mis en œuvre pour perpétué l'esclavage ou les formes de discrimination qui subsistent toujours ; la liberté totale c'est l'indépendance économique, c'est le plein exercice des droits universels : à la vie, à l'éducation, à la santé et au logement.

Je salue ce glorieux jour, je salue Sucre, Carúpano et ses gens ; je salue la mémoire des héros et des héroïnes de la négritude ; je salue le génie du fils de Hipólita, l'élève de Matea, je salue Simoncito, le Libérateur.

Merci beaucoup encore à tous et à toutes pour l'honneur que vous m'avez fait d'être en ce lieu.

Merci !

LE PROCESSUS DE REFORME CONSTITUTIONNELLE AU VENEZUELA

Le Président de la République Bolivarienne du Venezuela, Hugo Chávez Frías, a présenté au Peuple vénézuélien le 15 août 2007 un avant-projet de Réforme Constitutionnelle.
Cet avant-projet propose la modification de moins de 10% du texte actuel, soit 33 de ses 355 articles, sans en affecter d'aucune façon la structure ni les principes fondamentaux.
Cependant il introduit des ajustements indispensables pour l'approfondissement de la Révolution Constitutionnelle et Démocratique engagée au Venezuela à partir de 1999.
Cette initiative présidentielle constitue un événement marquant du point de vue historique vis-à-vis la création d'un modèle de gouvernement humaniste et socialiste dans la République.

Le Président de la République a invité toute la société à discuter et à débattre sur l'avant-projet de Réforme Constitutionnelle.
Le pluralisme politique est un Principe Fondamental de la Constitution et ne peut être ni modifié ni éliminé. Pour son approbation, le projet de Réforme sera soumis à référendum, conformément à l'Article 344 de la Constitution Nationale.

Le processus démocratique vénézuélien a atteint un moment historique qui exige des réponses structurelles indispensables pour avancer dans la réalisation de ses objectifs.
La Constitution Nationale, telle qu'elle fut approuvée en 1999, ne peut offrir qu'un changement partiel des aspects d'organisation territoriale, de travail et de décentralisation du pouvoir, entre autres.
C'est pour cela que le Président Chávez a proposé des changements à la Constitution Nationale qui n'en modifient en aucun cas la structure ni les principes fondamentaux, mais qui sont fondamentaux pour la consolidation du processus démocratique vénézuélien.

Dans ce contexte, la proposition du Pouvoir Populaire intégrée dans une nouvelle géométrie du pouvoir, forme la base de la Réforme Constitutionnelle.
La nouvelle géométrie du pouvoir connue comme les nouvelles formes de relation, de hiérarchisation et d'intégration de la société avec l'Etat dans l'espace territorial, inclut un paradigme innovateur de décentralisation, qui vise à la démocratisation du pouvoir et à la consolidation de la véritable démocratie participative et protagonique.

Dans cette proposition du président Hugo Chávez on peut souligner la Reconnaissance et promotion de la diversité multiethnique et culturel puis que la République Bolivarienne du Venezuela est le produit historique de la confluence de plusieurs cultures.
En ce sens, l'Etat reconnaît la diversité de ses manifestations et apprécie les racines indigènes, européennes et afro descendantes qui ont donné naissance à notre Grande Nation Sud-américaine.
Les cultures populaires, celles des peuples indigènes et des afro descendants constituant la vénézolanité jouissent d'une attention spéciale, raison pour laquelle on reconnaît et respecte l'inter culturalité sous le principe d'égalité entre les cultures.
La loi établira des stimulants pour que les personnes, institutions et communautés soutiennent, appuient, encouragent ou financent des plans, programmes et activités culturelles dans le pays, ainsi que la culture vénézuélienne à l'étranger.

En définitive, la Réforme Constitutionnelle permettra aux vénézuéliens et vénézuéliennes de compter avec une Constitution conçue pour déconcentrer le pouvoir et le redistribuer entre les citoyens et les citoyennes, suivant la volonté du Peuple qui en 1999 cessa d'être l'objet de la démocratie pour en devenir le protagoniste.